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Bolivie - Siempre Bolivia !


de Buzz, 02-09-2009

Les élucubrations d'Antoine (ou réflexions superficielles sur la Bolivie contemporaine en suçotant des feuilles de coca)


Les élucubrations d’Antoine(ou réflexions superficiellessur la Bolivie contemporaineen suçotant des feuilles de coca)    

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 Lexique Espagnol  Bolivien / Français 

« Dans ton cul »           se dit toujours « En tu culo ». Une belle économie d’échelle sur mon apprentissage linguistique ! 

 

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Faux-ami 

« Papa » :                     En Bolivie, si l’on vous interpelle d’un sonore « Papa », il ne s’agit pas d’un fils égaré datant d’un précédent voyage en Amérique du Sud. On vous traite simplement de Patate, de Pomme de Terre.

                                    Par extension, « Papas Fritas » ne se rapporte en aucun cas à un supplice par le feu réservé aux pères de famille mais désigne les frites ou pommes frites.

 

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 Vrai-ami 

Ja (ou « Ya » pour les non germanophiles) :                             fréquemment entendu et ponctuant les conversations usuelles surtout à Sucre et La Paz, il signifie bien la même chose que le « Ja » allemand : oui ou tout simplement le fait d’acquiescer.

  

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Signalisation et sécurité routière

 Le panneau le plus fréquent et le plus populaire en Bolivie 

Le « Desvio ». Littéralement déviation ! Attention, à ne pas confondre avec la déviation à laquelle le conducteur européen est habitué, de type itinéraire BIS de Bison Futé, qui consiste à prendre une autre route qui contourne la route en travaux ou endommagée.

Ici, la déviation consiste simplement en une annexion du champ le plus proche pour y faire passer tous les véhicules, sur une distance plus ou moins longue et cahoteuse et à grand renfort de poussière. L’observateur affuté remarquera que la plupart du temps, personne ne travaille sur la portion de route barrée, voire aucun matériel n’y est présent. Est-ce une absence de travaux ou la crainte de vols ?

 

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 L’autre pays du « Quint* » ou du « Kéké » 

La Bolivie, après le Nord Pas de Calais, l’Eure et la Haute Saône, est sans doute l’un des endroits ou le tuning est le plus répandu.

Ne nous étendons pas ici sur les traditionnels becquets, stickers, pare-soleil ou autres jantes alliage !

Ic,i farandole de néons sous le plancher et un amour immodéré pour la transformation « tunée » de tous ces éléments qui contribue à la sécurité automobile ou à son identification par les forces de l’ordre :

  • la plaque d’immatriculation entourée de néons, voire de néons clignotants
  • les clignotants stroboscopes
  • les feux de croisement …clignotants mais de couleur bleue, rouge, orange, vert…
  

*          Référence filmique et culturelle. Voyez à nouveau ce fameux passage des Dents de la Mer avec cette réplique mythique : «  Ne poussez pas la machine à fond, Quint ! »

 

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Traditions populaires 

La Coca :                     La coca est une plante d'Amérique du Sud de la famille des Érythroxylacées. Elle joue un rôle important dans la culture andine, à travers ses utilisations rituelles ou médicinales. Elle est appelée mama inala en langue Quechua. Elle pousse à l'état sauvage dans la cordillère des Andes à des altitudes variant de 300 à 2 000 m. Elle apprécie les climats humides d'une température moyenne de 20°C.

 Aspects biologiques et nutritionnels : 

La feuille est la seule à contenir des alcaloïdes. Elle contient en tout 14 principes actifs aux propriétés pharmaceutiques intéressantes. Ces enzymes, polysaccharides et alcaloïdes représentent de 0,2 % à 1,3 % de la composition de la feuille de coca. Parmi ses principes actifs on peut énumérer :

·        la papaïne, enzyme qui aide à la digestion en l'accélérant, propriétés cicatrisantes pour la peau,

·        la higrine qui a des vertus sur la circulation sanguine, et protège du mal des montagnes,

·        la quinoléine qui évite la formation de caries dentaires lorsqu'elle est mélangée avec du calcium et du phosphore,

·        l'atropine qui possède un effet déshydratant au niveau des voies respiratoires,

·        la benzoïne qui a un effet cicatrisant sur la peau, propriétés anti fermentation,

·        la pectine qui est un absorbant au niveau intestinal, est aussi efficace comme antidiarrhée,

·        la globuline qui est une protéine cardiotonique, qui optimise le travail du cœur, évitant la tachycardie et l'hypotension, qui constituent la réponse physiologique immédiate à une haute altitude supérieure à 3 000 m, c'est aussi un remède efficace et indispensable pour le traitement de la maladie des hautes altitudes (également appelé le mal aigu des montagnes),

·        la pyridine qui stimule la circulation sanguine, facilitant l'oxygénation - particulièrement du cerveau - réduit par l'écoulement plus lent du sang, à cause de la polyglobulie, qui est la réponse physiologique immédiate aux hautes altitudes,

·        la réserpine qui réduit la haute pression sanguine,

·        la cocamine qui possède des effets anesthésiques,

·        la coniine qui est un anesthésique local puissant,

·        la cocaïne (methyl - ester de benzoil-ecgonine) qui représente 80 % des alcaloïdes de la feuille de coca, c'est un anesthésique local qui agit sur les tissus externes et internes qui sont blessés,

·        l'ecgonine qui agit au niveau du métabolisme des glucides, générant de l'énergie, il est un complément aux diètes.

·        l'inuline rafraîchit et améliore le fonctionnement du foie, la sécrétion de la bile et son accumulation dans la vésicule ; diurétique, aide à l'élimination des substances nocives et toxiques non physiologiques. C’est un polysaccharide qui produit une augmentation des cellules sanguines.

 

Histoire :

 

C'est un fondement culturel pour l'Amérique latine - notamment les hauts plateaux andins - où son usage remonte à près de 5 000 ans. Du fait de ses différentes vertus, c'est une plante sacrée pour certains peuples amérindiens. Pour ces derniers, Mama Coca est la fille de Pachamama. Elle est ainsi utilisée traditionnellement de la Colombie jusqu'au Chili aussi bien pour ses vertus stimulantes que dans le cadre de cérémonies religieuses, elle aurait même servi de taxe d'imposition.

 

Dans l'Empire Inca, la coca issue de l'actuel Pérou (tupa coca) servait aux cérémonies religieuses et aux dignitaires alors que la coca issue de l'actuelle Bolivie (muma coca) servait aux fonctionnaires voire au peuple.

 

Son usage est signalé par les conquérants espagnols dès le XVIe siècle qui en condamnent d'abord l'usage la qualifiant de « satanique » avant de l'encourager en en constatant l'efficacité en termes de rentabilité sur les travailleurs notamment dans les mines d’or et d’argent. C'est Monardés de Séville, un naturaliste espagnol qui en ramène les premières feuilles en Europe en 1580 même si la plante ne sera vraiment connue sur le plan scientifique qu'au XVIIIe siècle.

 

Après la découverte de la cocaïne dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les laboratoires pharmaceutiques hollandais et allemands stimulent la culture de coca en important d'importantes quantités de feuilles depuis le Pérou et la Bolivie.

 

Au début du XXe siècle, les Hollandais parviennent à adapter la plante dans l'île de Java qui devient pendant quelques années le premier producteur mondial. Les Japonais l'acclimateront à Taïwan pour leur part. C'est donc la production asiatique qui alimente le premier boom de la consommation de cocaïne entre 1910 et 1940. Puis les conférences internationales font appliquer des mesures d'interdiction poussant indirectement les pays andins dans une activité illicite qui sera centrale dans leur économie et dans leurs rapports avec les États-Unis

                                   

Mode d’emploi : 

Les modes de consommation traditionnels de la coca en Amérique du Sud sont :

 

·        la mastication de la feuille de coca, qui provoque une stimulation légère ;

·        l'absorption de tisane de feuille de coca, aux effets également limités.

·        La mastication peut aussi consister en une chique (llipta) d'une pâte masticatoire (aculli) qui est un mélange d'un alcali (cendres de pommes de terre, de bananes ou Chaux} et de feuilles de coca.

·        Elle est aussi utilisée pour extraire la cocaïne, l'un de ses alcaloïdes afin de le revendre sur le marché des stupéfiants.

 

Elle est traditionnellement utilisée  lors des cérémonies religieuses, comme un vecteur de communication entre les hommes et les dieux. Ainsi en prend-on la plupart du temps 3 feuilles : une pour le monde souterrain (les morts), une pour le monde terrien (humains, végétaux, animaux) puis une pour le monde aérien (le Soleil, la Lune, les étoiles et les Dieux)

 

 Aspects économiques : 

En Bolivie, la culture est autorisée sur un territoire limité : les Yungas (vallées tropicales à l'est de la Paz) bien qu'elle soit aussi largement plantée dans le Chapare où elle est illégale.

 

En Bolivie, le coup d'État du général Hugo Banzer est financé par la bourgeoisie rurale de Santa Cruz qu'il remerciera via diverses subventions gouvernementales qui serviront à développer la production de coca-cocaïne. Cette politique est poursuivie par le général Garcia Meza jusqu'en 1981 laissant un pays corrompu qui malgré les gouvernements démocratiques suivants n'arrive pas à enrayer l'expansion de la culture de coca.

 

Hugo Banzer accède de nouveau au pouvoir par les urnes en 1997 et lance cette fois de grandes campagnes d'éradication dont les bons résultats sont largement attribués à la violente répression qui l'accompagne. Cette répression engendre un mouvement populaire qui est à l'origine de l'élection d'Evo Morales[2], lequel tente une nouvelle politique de lutte antidrogue visant à réhabiliter l'usage traditionnel de la coca afin de trouver des débouchés locaux à la production et détourner les paysans des trafiquants.

 

Hors d'Amérique latine, elle est surtout utilisée pour la cocaïne. La coca est donc connue à travers le monde pour son utilisation sous forme de drogue et les trafics qui en sont la conséquence. C'est en raison de cet usage que les États-Unis souhaitent éradiquer sa culture en Amérique latine. L'ONU a d'ailleurs demandé en mars 2008 aux gouvernements péruvien et bolivien d'interdire la production de coca, que ce soit pour l'usage traditionnel ou non.

 

Le mercredi 11 mars 2009, le président bolivien, Evo Morales, a mâché une feuille de coca lors d'une réunion de la Commission des stupéfiants de l'ONU à Vienne. Il a ensuite demandé que cette plante soit retirée de la liste des stupéfiants interdits.

On estime que la contribution de la coca au PIB bolivien se situe entre 30 et 40%...

  

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Gastronomie

 

Le lama (ou llama):                              Camélidé andin communément employé comme emblème andin. Fréquemment associé aux Incas auxquels il permettait le transport en caravanes avant l’introduction des mules, ânes et chevaux nettement plus robustes par les espagnols lors de la Conquête.

                                                           Se déguste également en steak, burger, sandwich. Viande moins juteuse et plus tassée que le bœuf (entre le bœuf et le chevreuil en termes de consistance et de goût.)

                                                           Le gourmet préfèrera la viande d’alpaca, plus fine. Par ailleurs, le llama en steak n’a jamais craché sur personne…

 

Le rafraîchissement au durazno :           Rafraîchissement artisanal ou industriel particulièrement apprécié en Bolivie. Sa variante artisanale est commercialisée en plein rue par des kiosques fixes ou vendeurs ambulants ainsi que par toute Tienda (épicerie) qui se respecte. Conditionné en sac plastique noué en son extrémité pour la version à emporter, il contient un mélange d’eau et de sucre avec une pêche (durazno) séchée réhydratée par la solution sucrée. Dans sa version à déguster sur place, il est proposé dans un verre Duralex avec une soucoupe métallique destinée à empêcher la poussière ambiante de pénétrer la délicieuse boisson.

 

La jelly :                                              Qui n’aura pas ce souvenir ému de l’adolescence, datant d’un échange avec un correspondant britannique, de cette première rencontre avec le seul dessert à la fois mi-vivant et mi-mort du monde ? La JELLY !!! La gelée aromatisée soit aux fruits, aux épices ou également aux arômes totalement chimiques. Composée d’une grande majorité d’eau, de gélatine et de pectine et autres stabilisants chimiques, cette star des marchés et des rues en Bolivie est une institution ! Le must, la déguster dans un bus sur une route de montagne et s’essuyer sur le siège de devant puisque les virages incessants permettent à cette mythique Jelly d’éviter la bouche dans laquelle on veut la fourrer. A noter que les couleurs les plus vives, le plus souvent les types de jelly les plus chimiques, rencontrent le plus vif succès.

 

La quinoa :                                          ou la céréale « miracle » des Andes. Cette céréale qui est originaire des Andes se trouve dans toute la cordillère. Réputée pour ses qualités nutritionnelles exceptionnelles, elle est la seule plante comestible qui contient tous les acides aminés dans la même proportion que le lait et s’avère particulièrement riche en protéines. Utilisée fréquemment pour épaissir  les soupes ou les ragoûts, elle possède un goût fin. Parfois utilisée en risotto et mélangée à des épices ou du fromage dans les restaurants les plus sophistiqués. 

 

La patate (ou papa) :                           Originaire des Andes, la pomme de terre possède plus de 200 variétés en Bolivie. Les pommes de terre déshydratées (chunos ou tuntas) sont laissées plusieurs nuits exposées au gel puis piétinées pour en évacuer l’eau. Les ocas, tubercules violets allongés sont fréquemment utilisés en remplacement des pommes de terre dans certaines régions (nous en avons fait l’expérience sur les îles du Lac Titicaca…). Autant dire que c’est la fête du Tubercule tous les jours ! En revanche, le mode de préparation ne comporte pas 200 variétés ! Plutôt une seule la plupart du temps : à l’eau, sans huile ni beurre… Adieu les patates sautées aux oignons et aux herbes !

 

Et surtout : LE POIL !                         Mentionné dans aucun de nos guides de voyages, qui pourtant se revendiquent « culturels et pratiques » (sic), cette spécialité culinaire bolivienne est injustement méconnue. Plus qu’une spécialité culinaire, il s’agit d’un art de vivre ! En effet, chaque plat servi en Bolivie est accompagné d’un poil ou dans le meilleur des cas d’un cheveu du cuisinier (e) ou parfois d’un poil d’une espèce animale difficile à déterminer. En raison de la fréquence de cette coutume, nous en avons déduit qu’il fallait réclamer quand un plat arrivait sans LE POIL.

Je citerai ici en hommage ces vers des poètes Java :

                                                           «  C’était un jour de beau temps, Dieu était de bonne humeur, Il avait créé la femme nue                                      Quelle grossière erreur ! Voyant ces fruits fragiles à la merci des chacals,                                       Il eut une idée lumineuse :LE POIL ! » 

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 Micro-économie - Emploi 

Le top 5 des secteurs qui embauchent sans discontinuer en Bolivie, les professions qui ont véritablement le vent en poupe :

 

Mineur :                                                          Si l’on considère que la Bolivie contemporaine n’échappe pas à la tradition minière instillée par les espagnols lors de la colonisation. Le plus souvent dans des mines souterraines, cette profession présente encore un fort taux de syndicalisation corporatiste si l’on en juge les différentes manifestations et sit-in observés ici. Malheureusement, cette profession subit une mortalité précoce (suite à environ 25 à 30 ans d’exercice de la profession). Nécessite une petite taille pour d’évidentes considérations pratiques nonobstant une condition physique robuste : l’air empli de poussière, la quantité de coca, d’alcool à 96°C dégusté, de cigarettes de coca sans filtre… Profession qui demande également un certain goût de l’aléatoire : il est possible de creuser une veine pendant une semaine sans rien y trouver. Avec les conséquences directes qui s’imposent sur le revenu…

 

Agent de circulation :                                                   Si l’on considère que dans chaque rue bolivienne qui dispose de feux de signalisation tricolores, se trouve un agent de circulation en uniforme kaki de la brigade de la circulation. Profession nécessitant une vision très sélective des différentes infractions réalisées devant soi, un bon jeu de jambes pour parfois éviter les véhicules qui se refusent à suivre vos indications et un bon souffle pour l’utilisation du sifflet.

 

Remblayeur de routes en pierre :                      Si l’on considère que le personnel municipal ou cantonal remblaie les routes de pierres ou les rues pavées à la main. Une profession qui nécessite une aptitude au travail d’équipe, l’acceptation d’une hiérarchie masculine qui se contente de regarder et la capacité à travailler à quatre pattes plusieurs heures de suite. Une profession qui rassemble une grande majorité de femmes, la plupart d’un certain âge. L’utilisation des engins mécaniques est réservée aux gros œuvres de haute montagne.

 Couple chauffeur / mécano / guide

et cuisinière dans le salar d’Uyuni :                   Si l’on considère que le nombre de touristes dans la région du Salar divisé par 4 ou 5 égale le nombre de ces couples.

Pour l’homme, il faut un amour certain de la mécanique, une affection certaine de la lenteur pour ces dizaines d’heures passées à conduire à 30 km/h sur des pistes empierrées et un moindre besoin de sommeil puisqu’il est nécessaire de se lever la nuit pour faire tourner le moteur afin d’éviter qu’il ne gèle. Le permis de conduire est évidemment un plus mais son absence ne semble pas rédhibitoire à la pratique de ce métier.

Pour la femme, de basiques connaissances en cuisine suffisent. De toute façon, il n’y aura jamais ni le matériel, ni les ingrédients pour vous coincer sur votre aptitude à faire un soufflé bien monté ou une sauce béchamel. Par ailleurs, la narcolepsie est un plus indéniable qui permet d’endurer ces longues heures à ne rien faire tandis que le conjoint travaille. Une carte de membre d’un club Tupperware® est bienvenue.

 Portier - crieur d’itinéraires

de « micro »  :                                                 Si l’on considère que 30 à 40% de la circulation des villes est composée de « micros », ces anciens minibus japonais des années 60 à 80 de type Nissan Wagon ou Toyota Hiace, recyclés et écoulés en Bolivie pour le transport public. Chacun de ces micros possède son crieur. Pour réussir dans ce métier, simplement une voix forte, une capacité pulmonaire à l’épreuve de la pollution respirée et une diction plus que rapide permettant de rendre inaudibles et incompréhensibles les différentes étapes majeures de la ville réalisées par son collègue conducteur.

 

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 Savoir-vivre La queue, ou « la culture de la file d’attente ». 

Une tradition qui s’avère dépasser les frontières argentines puisqu’elle est encore très prégnante en Bolivie.

 Cf. la partie consacrée à l’Argentine. 

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 La porte. 

Il est curieux d’observer, dans les régions les plus froides de la Bolivie (Salar d’Uyuni, Sud Lipiez, région de Potosi) avec quelle obstination les portes sont laissées ouvertes à chaque entrant ou sortant. Si l’on considère à ce titre la rigueur du climat, la difficulté d’accès à l’énergie et l’absence totale d’isolation des logements, il y a fort à parier qu’un marché énorme existe ici pour l’EDF ou GDF-Suez concernant les bilans énergétiques et les solutions d’isolation. Si cela pouvait les empêcher de nous augmenter l’énergie en France….

 

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 Mode : La Bolivienne

et le costume de la Chola:                D’innombrables boliviennes portent ce costume traditionnel caractéristique à un tel point qu’il est devenu un emblème national.

L’accessoire le plus frappant de ce costume traditionnel des femmes Aymara est le chapeau melon de couleur sombre posé en équilibre sans aucun maintien. Certaines cholitas se le font d’ailleurs voler à La Paz en raison du coût de cet accessoire. Elles se font généralement deux longues tresses, jointes par une touffe de laine noire appelée pocacha.

La pollera, la jupe, se compose de multiples jupons recouverts de bandes horizontales de tissu coloré et brodé de perles en plastique. Aujourd’hui la plupart de ces tissus est fabriquée en Corée du Sud et importée.

Historiquement, pendant la période coloniale, la jupe plissée était réservée aux espagnoles voire aux métisses, les indigènes étant autorisée à porter un jupon droit. Les indigènes s’en sont donc emparées comme signe d’une distinction sociale qui leur était désormais permise.

Le haut comporte une blouse, une chompa en laine, une veste courte et un tablier en coton qui sert à tout en zone rurale : mouchoir, essuie-tout, torchon…. A cela s’ajoute souvent un châle en laine appelé manta.

Porté sur le dos et noué autour du cou, l’aguayo (ou ahuayo) est un rectangle de tissu robuste, souvent tissé à la main, orné de rayures horizontales multicolores. Il sert de sac à dos, de fourre-tout dans lequel on transporte à peu près tout, y compris les enfants en bas âge.

Ce type de costume semble revenir à la mode dans les zones urbaines et dans certains milieux sociaux chics comme symbole d’affirmation d’une identité andine en opposition au modèle dominant de la femme à l’occidentale (jean ou tailleur pantalon).

 

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 Histoire : 

La Bolivie contemporaine est fortement ancrée dans un nationalisme plutôt proéminent. Il s’en ressent parfois une légère amertume et un ressentiment envers les pays limitrophes qui ont annexé des territoires boliviens entre 1862 et 1935 : le Brésil, l’Argentine, le Paraguay, l’Equateur, le Pérou et last but not least, le Chili, de loin le plus haï pour sa collusion perpétuelle avec l’administration américaine et le front atlantique considéré comme capitalisto-industriel.

L’accès à la mer que la Bolivie possédait et qui fut annexé par le Chili est le point le plus sensible, d’ailleurs encore en cours de discussion actuellement entre Evo Morales et les gouvernements chilien et péruvien.

En résumé la Bolivie est l’armée qui a probablement le plus subi de défaites dans la région à cette période.

 

Une anecdote qui n’a rien à voir…quoique !

Quand nous sommes passés du Sud Lipiez bolivien au Salar d’Uyuni, nous étions dans la partie transfrontalière Chili – Bolivie et avons franchi un poste de l’armée bolivienne censé contrôler les entrées venant du Chili voire régler les éventuels problèmes frontaliers.

Seule formalité : le militaire de faction nous a montré, avec un sourire jusqu’aux oreilles, un bébé tatoo, espèce protégée, qu’il avait capturé.

A partir de là, qui pourrait prétendre que les frontières de la Bolivie ne sont pas bien gardées aujourd’hui ?

 

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