
Fakarava est le deuxième plus grand atoll des Tuamotu. Ses deux passes sont aussi réputées que celles de Rangiroa pour la plongée et apparemment auraient de plus beaux coraux. Nous logeons au relais Marama, un endroit très sympathique et très fonctionnel. Rien à voir avec le précédent camping ! L’île est très agréable même si nous arrivons sous une pluie torrentielle qui s’arrêtera heureusement bien vite. Ici, les habitants sont très chaleureux, le village très agréable et bordé de charmantes petite plages. La chance est avec nous car le temps nous sourit et nous jouissons de conditions optimales pour la plongée. Nous plongerons les deux jours suivants matin et après-midi. Le matin, nous faisons des plongées dérivantes dans la passe : un peu de courant pour le sport et pour se sentir voler et une faune et une flore extraordinaire ! Les coraux sont en effet sublimes et extrêmement bien préservés. La visibilité est extra. Les poissons pullulent ainsi que les requins. Nous adorons ! L’après-midi, en plongeant sur les récifs externes de l’atoll nous avons même la chance d’admirer une superbe raie manta qui nous fait un demi-tour pour le spectacle. Le deuxième jour, dans l’après-midi, nous entendons les dauphins pendant toute la plongée mais c’est une fois sur le bateau que nous les voyons : une centaine dauphins électre et torsiops nous font un ballet à coup de cabrioles et pirouettes. Je me mets à l’eau avec mes palmes et mon masque et c’est avec plaisir que je les vois évoluer sous l’eau ! En résumé, nous avons adoré les plongées à Fakarava et sommes particulièrement tristes de devoir partir si vite. Surtout que l’île est très agréable et que nous partageons le reste de notre temps entre baignade, farniente et dégustation de poissons crus cuisinés de diverses façons. Mais déjà la fin approche et nous rejoignons Papeete pour une nuit dans notre hôtel préféré : les bancs de l’aéroport de Papeete avant de rejoindre Auckland le lendemain matin. Après quinze jours en Polynésie, j’ai vraiment l’impression d’avoir complètement changé de tour du monde. Nous sautons vraiment de continent en continent, tout s’accélère. Des hauts plateaux andins, nous sommes passés aux douceurs et aux merveilles des tropiques. Pas évident de faire le tri et de ne pas tout mélanger ! Mais une chose est sûre, malgré les prix exorbitants et l’éloignement de la Polynésie, nous sommes les plus ravis du monde d’avoir eu la chance de profiter de ces endroits d’exception et surtout de ces fonds marins incomparables. Une petite pensée nous assombrit l’esprit : que deviendront ces atolls au ras de l’eau si la fonte des glaciers s’accélère ? Peut-être n’auront nous jamais l’occasion de les revoir et encore moins nos petits-enfants… Alors heureux d’en avoir profité maintenant ! |